Tout porte a croire que la baisse du marche va relancer le volume des transactions.
Après dix ans de hausse ininterrompue, l'heure est à un véritable retournement. La remontée des taux a pesé sur la demande, le volume des transactions a chuté et les prix ont suivi. Ceux qui vendent ou achetent doivent donc plus que jamais étudier le marché.
Au premier semestre de 2008, en effet, le nombre des transactions dans l'ancien a chuté en moyenne de 10% à 15% en France, selon la Fnaim (- 14% en Ile-de-France et - 20% à Paris, selon la chambre des notaires Paris Ile-de-France). Tandis que les ventes de logements neufs se sont effondrées (- 34%), notamment dans des villes comme Toulouse, Marseille, Rennes ou Grenoble ! "L'atterrissage est bien plus brutal que prévu".
Certes, la dégradation n'est pas nouvelle: l'immobilier a déjà amorcé sa lente décrue depuis deux ou trois ans. Seulement, en cette fin d'année 2008, le mouvement s'est emballé.
Nous sommes entrés dans un nouveau cycle immobilier depuis le 4e trimestre 2004 pour les appartements et depuis le 3e trimestre pour les maisons, dates à partir desquelles nous avons constaté, grâce aux indices Notaires de France/INSEE, une diminution du rythme de la hausse des prix immobiliers, qui s’est confirmée les années suivantes.
Que sera 2009 ?
Dans le marché immobilier qualifié de rural, (hors grandes agglomérations et Ile-de-France soit environ 40 % des ventes de maisons), nous devrions assister à une baisse sensible des prix.
En grandes agglomérations, dans les quartiers on privilégiés, nous devrions constater une baisse de 5 % en moyenne. Par contre, dans les quartiers d’excellence de ces mêmes agglomérations, nous devrions avoir une relative stabilité ou peut-être une très légère baisse. Ce jugement s’applique notamment à Paris.
Quant au neuf, il faut s’attendre à un bond des stocks de logements finis et non vendus (stock de 4 000 unités). Quant aux terrains à bâtir, dont la commercialisation est difficile depuis plusieurs mois, les dispositifs de la maison à 15 €/jour et du Pass foncier peuvent permettre d’apporter une solution partielle à cette situation, à condition de compléter et d’élargir leurs règles d’attribution. Enfin, on devrait assister à un retrait des acquéreurs étrangers sauf à Paris. Il en sera ainsi notamment des acquéreurs britanniques, contrairement aux années passées, en raison notamment de la baisse de la Livre par rapport à l’Euro.
Si la crise économique s’avère être également une crise monétaire majeure, si le chômage bondit et passe la barre des trois millions, il est difficile d’imaginer quel sera l’impact réel sur le volume des transactions et sur les prix.
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N°2 - JANVIER 2009
Note de conjoncture immobilière des Notaires de France / n°2 - janvier 2009N°2 -
La France attire de nouveau une clientèle étrangère !
"...pour les propriétaires actuels qui sont en attente de la réalisation de la vente de leur bien, il est important de se positionner dès maintenant sur le marché de l'immobilier pour être présent au moment de la reprise..."
En effet, le marché immobilier devenant plus attractif, certaines régions voient une nouvelle clientèle étrangère investir dans le marché de l'immobilier français.
Bien que les européens continuent à acheter massivement en France, une clientèle en provenance des pays d'Europe de l'Est et de l'Asie, investit de plus en plus dans l'immobilier français (Russie, Ukraine, Biélorussie, Lituanie, Moldavie, Lettonie, Pologne, Moldavie…: )
Beauté des sites, qualité de vie et prix de l’immobilier moins élevés que dans de nombreux pays d’Europe : autant de raisons qui incitent les étrangers à acheter en France.
En province, les étrangers sont très présents sur le marché des demeures de prestige, qui trouvent difficilement acquéreur parmi les acheteurs français.